Lors de la visite de la Reine Victoria, le Palais employait quelque quarante membres du personnel, 28 domestiques à l'intérieur de la maison et d'autres s'occupant des terrains et des écuries. Il n'est pas difficile d'imaginer le palais grouillant d'activité avant et pendant la visite royale.

Bien que le palais abritât déjà une impressionnante collection d'œuvres d'art, de meubles et de porcelaines, le 4ième Comte entreprit d'apporter des améliorations et des ajouts à sa maison en prévision de la réception royale.

En août 1842, le 4ième Comte écrivit à sa mère au sujet de ses sentiments concernant la visite imminente. Il écrivit : "... bien que, comme vous pouvez facilement l'imaginer, une visite royale cette année sera très inconfortable, il serait parfaitement inhospitalier pour moi de décliner... J'ai écrit à la duchesse (de Buccleuch, dame d'honneur de la Reine) que je serais fier de recevoir Sa Majesté, et j'ai commencé mes arrangements immédiatement." Cependant, le 4ième Comte dut faire ses arrangements à l'abri des regards du public. Dans sa lettre à sa mère, il continue : "Ma difficulté est d'être obligé de garder la visite secrète sinon je pourrais en faire dix fois plus. J'ai été obligé de mettre Ballingall (le menuisier) dans la confidence sinon mes meubles n'auraient pas été prêts".

Cette chambre faisait partie d'une suite préparée secrètement pour sa visite. La Reine avait demandé des appartements au rez-de-chaussée car elle préférait ne pas dormir à l'étage. Cette chambre faisait partie d'une suite de trois pièces spécialement créées et meublées pour elle. Les trois pièces exposées au sud se composaient d'une chambre à coucher, d'un boudoir pour elle et d'un dressing pour le Prince Albert. Aujourd'hui, les pièces ont été réaménagées. Cette chambre, recréée pour vous donne un aperçu de l'agencement intérieur et du style de la pièce, était en fait son boudoir. La chambre à coucher d'origine, qui est maintenant la salle audiovisuelle, était la pièce dans laquelle elle dormait réellement. Le 4ième Comte avait arrangé pour que la chambre soit décorée de couleurs modernes et intègre des motifs écossais populaires à l'époque. Le lit était somptueusement meublé avec des tentures et des rideaux spécialement conçus pour la pièce. Cette pièce, cependant, qui était désignée comme son boudoir, cache un secret. Derrière la bibliothèque se trouve une porte qui mène aux toilettes privées de la Reine. La troisième pièce, le Dressing du Prince Albert, fait désormais partie d'une série de salles de conférence.

Le plus remarquable dans cette pièce est un rare Miroir de Toilette en Argent Écossais de George I. Censé être l'œuvre de Colin McKenzie d'Édimbourg en 1722, il est entendu être le seul miroir mural en argent écossais de cette taille actuellement connu, et donc, est extrêmement rare. Il n'existe qu'un autre miroir écossais en argent enregistré du début du 18e siècle, un plus petit miroir de table, qui a été vendu à Londres en 1982.